La dame du 93

Ici pour
T'entendre parler sale
Je postais un truc sur mon frigo ce matin, une note en lettres collées découpées dans un vieux magazine. « Pas ce soir, trop fatiguée ». Sauf que j’ai arraché le mot « pas » avant de partir au boulot.
J’habite à deux pas du RER, dans un immeuble sans ascenseur mais avec des voisins discrets. J’aime ça. Les murs épais. Les portes qui grincent pas. Le silence quand je veux qu’il y ait du bruit… et inversement.
Parfois je me couche tôt. Parfois je reste debout jusqu’à 2h, en nuisette devant la fenêtre, à regarder les phares dans la rue. Pas pour mater, non. Pour sentir l’air froid sur mes cuisses. Pour penser à des trucs que j’oserais jamais dire au travail.
Si tu m’appelles, parle lentement. Fais-moi rire d’abord. Après on verra bien si ma main descend plus bas 🖐️…
Discret, évidemment. Je suis pas là pour me retrouver sur un groupe Facebook.


















































































